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    A l'aube du 2ème jour

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    smooz
    Slameur en herbe (hein bibi !)
    Slameur en herbe (hein bibi !)

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    A l'aube du 2ème jour

    Message par smooz le Jeu 23 Juil - 13:50

    Le monde qui m’entoure m’assomme,
    C’est comme une fracture soudaine entre mes sommes.
    Ces murs qui m’entourent, m’usent, me musellent,
    Et s’amusent les matons qui m’ont coupés les ailes.
    Je marche sur des sols inoccupés
    Même si ma peur se nourrie d’une Gaza occupée.
    Entre les cris et les balles, les pleurs et les drames,
    On court tous à la recherche d’une belle âme.
    Je parcours les cités d’où les cœurs condamnés
    Rêvent de fuir à jamais, arguant cette « con d’armée »,
    D’aller doucement se faire enfiler lors du prochain défilé.
    La force d’un peuple n’est plus dans le bout du canon
    Non, elle est dans ceux qui sauront dire « non ».
    Je suis sans ces frontières qui enlèvent aux enfants leurs pères
    Un apatride sans réseau, ni corps, ni frontières, et de ça, j’en suis fier
    Je suis sans ces couleurs qui font naitre ma colère
    Je suis blanc, jaune, noir, arabe ou juif, avec ou sans terre
    Je suis un Persan noctambule des mes nuits sans persiennes
    Pendant qu’explose dans nos rues des fous baignés de haine.
    Personne pour nous voir comme des chiens enragés
    Attablés, affalés devant cette bouffe décharnée
    Des cerbères aux portes de l’enfer sont surement mieux élevés
    Mais qu’importe que la meute soit lâchée sur des hommes affamés

    France d’en bas, toi qui m’a vu naitre, à tes pieds
    Ne vois tu pas tes enfants y mourir anémiés ?
    Tu es mère d’une famille d’ouvrier et parfois immigrée
    Et tu jettes dans les cahiers de l’oubli leurs outils calcifiés
    Mais tu es aussi mère de révoltés, des « Bounty » qui s’accrochent
    A leur triste passé, et qui rêvent d’un avenir parfais sans anicroche
    Tu es comme ce petit frère qui voulait détruire ses jouets
    Sans penser à jamais que la sueur les payait
    Tu es sœur, mais tu fermes tes cuisses au premier condamné
    Et tu cries sur les familles qui trichent et ne veulent plus payer
    Si précieux le cimetière où gémit l’âme de tes enfants
    Si honteux les fruits pourris partagés à ces gens
    Si tu veux que l’on t’aime ne te fais plus prier
    Si tu veux nous garder ne retire pas les clefs

    A l’aube du 3ème jour
    Je me suis éveillé…

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